PLAISANCE - ESCAPADES FLUVIALES - Vous qui passez sur mon site, avant de me quitter, merci de me laisser un souvenir de votre passage dans mon livre d'or.

07.2008 ARMADA ROUEN

 L’ARMADA 2008-

 

Escapade en train pour de grands moments de bonheur... Ce n'est pas l'envie de prendre Georiane qui nous manque, mais ce serait trop long car nous travaillons encore. Ce doit être merveilleux d'être avec son propre bateau au milieu des ces merveilles.... Ce sera donc pour une prochaine année.

Pouvoir admirer le plus grand rassemblement nautique du monde, des voiliers de légende, des grands voiliers-écoles du monde entier, des 3-mâts et des 4 mâts, quoi de plus beau...

Cette 5e édition de l’ARMADA se déroulera du 5 au 14 juillet 2008.
En plus, le plus haut pont mobile d’Europe et le plus long du monde, Le Pont Gustave Flaubert  sera inauguré en avril 2008. et les plus beaux bateaux du monde passeront sous ce nouveau Pont.

 Nous sommes de retour... et comme promis voici mon petit reportage.

 

 

 

 

 

 

 

 

Du 5 au 14 juillet 2008, Rouen- Capitale mondiale des vieux gréements.  

Rive droite- rive gauche….. C’est le point de départ de l’Armada et de ses « cathédrales des Mers ». Nous sommes impatients de pouvoir les admirer. Nous qui sommes des marins d'eau douce, de « bateaux à moteur  et fluviaux » il ne faut pas croire que ces géants des mers nous laissent insensibles.

Dès la sortie de la gare de Rouen, on s'arrête au petit kiosque pour prendre les infos et les prospectus. Nous descendons la rue Jeanne D’arc avec le flot de curieux dont nous faisons partie. Flot  encore raisonnable. Petit détour  à notre hôtel  (HOTEL DANDY- rue Cauchoise situé à 10’ de la gare et 10’ des quais)  pour y déposer notre bagage et ensuite début de la promenade vers les quais.

Dès la vue des bateaux, c’est une bouffée d’air du large qui nous  prend, une bouffée d’ailleurs. Tout au long des 2 journées passées sur place, quelle qu’a été la couleur du ciel sur la Seine,  malgré certains obstacles dus à la foule, sans pour autant vraiment nous ralentir. Une musique / fanfare/ des danseurs par ci -par là, nous ont  emmenés dans une promenade dont on gardera pour longtemps des images absolument uniques.

On a pu voir les équipages qui  s’affairent sur les ponts, ou qui s’amusent des badauds.  Ces voiliers sont en constant entretiens alors les marins peignent, cirent, lavent tous les jours. En plus, comme dit mon mari : un bateau qui navigue doit être salué et celui qui est a quai doit être peint…. C’est tout dire. Car 2 jours sans soins en mer et toute la corrosion se fait voir.

Au point de vue temps on ne peut pas dire que ce soit la canicule. Et il valait mieux prévoir un parapluie  pour ces deux jours de temps mitigé.  Mais la pluie n’est venue que par petites averses. Tant mieux. Et le soleil a lui aussi été de la partie.

Pour les photographes amateurs on s’en donne à cœur joie. Il faut bien sur choisir le bon angle, la bonne lumière et clic.   Malgré la grande bousculade tout se passe bien et on arrive quand même à s’approcher des  voiliers.

C’est bien joli de se balader sur les quais et de rêver à visiter l’un d’entre eux.  Mais quand on voit la foule qui se presse, sur une file d’environ 100m… pour visiter ces bateaux amarrés aux quais, on perd le courage de se joindre à eux. C’est dommage de ne pas avoir la patience d’attendre…

Samedi après-midi, nous avons fait une petite escapade dans les airs. Vol de 30' au-dessus de Rouen, de la Seine et de ses méandres, et bien sûr un survol au plus près des quais. Malheureusement nous ne pouvions pas les survoler ä la verticale. Mais ça valait la peine de voir le tout du ciel. Et dimanche, croisière d'une heure qui nous a permis de voir les voiliers sous un autre angle. Et chaque soir, des animations et un feu d'artifice.

Mes préférés :  

Le Cuauhtémoc : un des plus beaux, bateau mexicain. Il vient d’accoster et nous assistons aux manœuvres d’amarrage.  Quelle ambiance toute Mexicaine. On a plaisir à les voir s’activer dans une ambiance  militaire mais d’une franche gaieté. Et tous en uniforme…C’est très beau à voir.  

Gréement : Trois-mâts barque
Lancement : 1982
Propriétaire : Marine Nationale Mexicaine
Port d’attache : Acapulco
Longueur hors-tout : 90,5 m  -  Tirant d’eau : 4,8 m
Voilure : 2368 m²
Équipage : 275 hommes

Le Cuauhtémoc  est le navire-école de la Marine nationale du Mexique. Il porte le nom du dernier empereur aztèque, que représente sa figure de proue. Avec ses 90 mètres de long, ses 2 368 m² de voiles, le trois-mâts barque en impose. Pour le Mexique, il est un symbole, la parfaite démonstration flottante d'une devise qui prône "l'exaltation de l'esprit du marin" : Cuauhtémoc était le fils de l'empereur aztèque Ahuizotl, et son nom signifie " l'aigle qui descend sur sa proie ".
La figure de proue du voilier représente d'ailleurs ce jeune héritier, qui au début du XVIe siècle reçoit les meilleurs enseignements alors que l'Espagnol Hernan Cortes entreprend la colonisation de cette brillante civilisation. Les Aztèques vont succomber après un terrible siège de leur capitale. Cuauhtémoc est capturé, mais la torture ne réussit pas à lui faire avouer l'emplacement du trésor. Cortes le fait exécuter. Depuis lors, le jeune guerrier représente aux yeux des Mexicains le plus bel exemple de l'esprit de combativité et d'indépendance.
De conquête aussi, puisque depuis son lancement des chantiers navals de Bilbao en 1982 (dernier né d'une série de 4 grands voiliers),  Cuauhtémoc est un habitué des exploits maritimes : tour du monde à la voile en 1990 - 26.000 milles nautiques en 180 jours -, traversée de l’Atlantique en 17 jours, le passage du cap Horn en 1993... A Rouen, le grand voilier détient tous les records de visiteurs en une journée : 26.000 passionnés ont foulé son superbe pont en 24 heures lors de l'Armada du Siècle en 1999 !

Christian Radich : gréement : Trois-mâts carré
Lancement : 1937
Propriétaire :
Ostlandets Skoleskib Oslo
Port d’attache : Oslo
Longueur hors-tout : 73,50 m -  Tirant d’eau : 4,60 m
Voilure : 1350 m²
Équipage : 16 membres d’équipage et 88 cadets  Construit en 1937, ce superbe trois-mâts carré de soixante-treize mètres porte le nom du mécène norvégien qui présida à sa construction, Christian Radich. A sa mort, en 1889, l’homme d’affaires sans héritier lègue 50 000 couronnes à l’association Christiana school-ship pour la construction de ce trois-mâts. Le chantier ne débutera qu’en 1935.
Navire-école de la marine marchande norvégienne, il ne peut effectuer que deux voyages de formation avant la guerre. Saisi par les Allemands en 1943, il est mis en dépôt à l'usage des équipages de U-boat, les redoutables sous-marins du troisième Reich. Les Alliés le récupèrent en 1945, démâté et dans un triste état. Restauré, il reprend sa fonction première pendant quelques années, avant que son destin ne bascule en 1956. C'est en effet à cette date que Christian Radich devient une vedette de cinéma, quand le film Windjammer est tourné à son bord. Quelques petits rôles plus tard, il apparaît au début des années soixante-dix dans la série britannique à succès de la BBC, La grande aventure de James Onedin.
Il a fait l'objet de travaux en 1983, avec la modernisation des aménagements intérieurs qui verront disparaitre les hamacs au profit de couchettes plus confortables. Aujourd'hui, il poursuit sa carrière initiale de formation, à laquelle il ajoute l'accueil de passagers épris de sensations fortes moyennant finances.
Ce trois-mâts carré, particulièrement rapide sous voiles, est présent dans tous les grands rendez-vous de la voile. Il fut le vainqueur du  Tall Ships'Race 2005. On a pu l'admirer à Rouen en 1994, en 1999 et en 2003 et le Christian  Radich fait à nouveau cette année partie des vedettes du rassemblement.

L’AMERIGO VESPUCCI.  Le chouchou de tout le monde, est une des plus grandes attractions de cette Armada 2008, surtout qu’il n’y était pas revenu depuis 1994.  Il  les écrase presque un peu tous par sa taille, sa réputation, son allure aussi.  Ce géant est venu s’amarrer au pied du Pont  Guillaume Le Conquérant.  On ne peut pas le rater…

Gréement : Trois-mâts barque
Lancement : 1931
Constructeur : Chantiers navals de Castellammare di Stabia en Italie
Propriétaire : Marine militaire italienne
Port d’attache : La Spezia
Longueur hors-tout : 101 m -  Tirant d’eau : 7,30 m
Voilure : 3000 m²
Équipage :
13 officiers, 238 marins et 160 cadets

« La frégate italienne est un des plus grands voiliers d'école militaire du monde. Présent à Rouen en 1989 et 1994, il a laissé un souvenir impérissable à tous ceux qui ont foulé son large pont. Par sa classe, la qualité de son accueil à l'italienne, l'élégance de ses marins, l'Amerigo Vespucci est un vrai séducteur. A bord, chaque détail s'apparente à une œuvre d'art, et pourrait figurer dans les allées d'un musée de la marine à voile. A quai comme sur mer – où sa masse ne l'autorise pas aux performances en course, mais aiguise les qualités des cadets par la difficulté à le manœuvrer -, son aspect massif et sa décoration très soigneuse stimule l'imaginaire.
Sa construction a commencé le 12 mai 1930 à la demande du Benito Mussolini, et il est sorti des chantiers napolitains en 1931, à  Castellamare. Cet imposant trois-mâts carré porte le nom du navigateur florentin à l'origine de la découverte de l'Amérique. Long de 101 mètres, large de plus de 15, il a pour port d'attache La Spezia. Le navire-école navigue souvent en Méditerranée, pour l'instruction des élèves officiers de l'école navale italienne. « Texte du  PARIS-NORMANDIE.

« Pour la petite histoire il faut savoir que pour arriver à Rouen il a fallu démonter les mats de l’Amerigo Vespucci. Car s’il est grand, le bel Amerigo est aussi un peu trop haut pour les ponts de la région. Impossible de passer sous les ouvrages de Tancarville, Brotonne, et même sous le petit dernier qui fait pourtant l’effort de monter. Quatre ou cinq mètres de tirant d’air en trop, comme disent les pros, et pas question de prendre le moindre risque.

Ce travail très spécifique a quasiment occupé toute la journée de mardi. Et comme il n’est bien sûr pas question d’enlever l’excédent de mât précis en le sciant, tout est prévu! Le système très sophistiqué et coulissant au sommet duquel est notamment accrochée une série d’antennes de télécommunications conduit à amputer le pauvre géant. Il a donc perdu sans souffrir presque douze mètres des cinquante-quatre qui dominent l’océan. »

Info récoltées sur la page    www.paris.normandie.fr

Pour les photos, voyez mon  album : ARMADA 2008  mais aussi FIGURES DE PROUES 2008.

Départ des voiliers le 14 juillet.

J'attends les photos et les commentaires de notre ami Serge qui s'est mis en route avec son bateau le 15 juillet.